Ça transpire !

Le football aussi a ses “pauvres”

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Les joueurs de ligue 1 et de ligue 2 dont certains sont aussi internationaux, se plaignent des cadences infernales et d’un calendrier surchargé. Ce n’est pas le cas pour les divisions inférieures, car le championnat est interrompu depuis le 29 octobre dernier. Du coup, les joueurs de ces championnats se plaignent par contre de ne plus jouer et moins toucher d’argent. Une situation difficile pour ses joueurs qui sont loin de gagner les sommes faramineuses de leurs collègues.

Une grande disparité entre les salaires

Comme dans bien d’autres domaines, le football professionnel offre plusieurs facettes. Véritable reflet d’un système capitaliste et d’une mondialisation économique sauvage, la disparité et l’inégalité règnent en maître. Si l’on se réfère à le National 2, les situations salariales vont de 8 000 € par mois pour les plus privilégiés, à un simple SMIC. Il n’est pas rare de trouver des personnes qui exercent une profession en dehors du ballon rond. En ce sens, le National 2 est le championnat où la bascule se fait entre le professionnalisme et l’amateurisme.

Et aussi dans les types de contrats

Certains joueurs vivent uniquement du football, tandis que d’autres travaillent pour les clubs. Pour certains, il faut cumuler avec un autre métier. Dans ces cas, le football ne leur rapporte que des primes de match ou des indemnités. Cette situation, est gérée par l’utilisation des contrats fédéraux. Ils permettent la rémunération des footballeurs, sans leur donner le statut de professionnel. Néanmoins, la différence se fait aussi sur la nature même des clubs. En effet, parmi les 64 équipes évoluant dans ce championnat, 12 sont en fait des réserves des clubs de Ligue 1 et Ligue 2, et les 52 autres sont de vrais clubs amateurs.

Les bas salaires durement touchés

En attendant la reprise du championnat, les footballeurs sont au chômage partiel, et ils ne touchent plus de primes ni d’indemnités de déplacement. Cela revient à diviser le salaire par 2 environ pour de très nombreux joueurs. Fabrice Rolland, directeur général de l’US Saint-Malo, et membre d’un collectif informel rassemblant les dirigeants de N2, explique “pour l’instant, les clubs qui le peuvent ont tendance à compenser la perte économique pour leurs joueurs en leur versant un complément au chômage partiel. Leurs revenus variables sont déjà touchés puisqu’ils ne touchent plus de prime de match, donc à Saint-Malo, on a décidé de les accompagner en payant la totalité de leur revenus fixes”. Il rajoute, “si la situation sanitaire venait à durer, ça deviendrait problématique”.

Une situation appelée à évoluer

Les clubs font aussi avec la frilosité grandissante des sponsors. Tous les clubs vont redoubler d’efforts pour rassembler un budget, et ainsi payer les salaires. De fait, les clubs vont vouloir réduire leur masse salariale et le nombre de joueurs fédéraux pourrait diminuer. En attendant, les équipes de N2 continuent à s’entraîner. Cependant, c’est un nouveau casse-tête qui se présente. En effet, seuls les footballeurs fédéraux sont autorisés à s’entrainer. Or si certains clubs sont constitués majoritairement de joueurs sous contrat fédéral, pour les autres et il est impossible de réunir tout l’effectif sur le terrain.

Crédit photo : football wall2

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La Rédaction

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