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Qui dit plus de confinement, dit plus de jeux vidéo

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Une étude du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL), montre que la part des Français qui jouent régulièrement aux jeux vidéo est en augmentation. La pratique, a notamment été dopée par le confinement. Le pays compte maintenant un peu plus de 36 millions de joueurs. Un chiffre qui va alimenter la guerre incessante que se livrent les fournisseurs de consoles.

Le confinement a changé les habitudes de certains joueurs

L’année 2020 sera marquée d’une pierre noire pour la majorité d’entre nous, mais pour le monde des jeux vidéo, ce sera plutôt une pierre blanche. Les chiffres impressionnent, même si comme souvent, il convient de les analyser finement. En effet, sur les 36 millions de joueurs, beaucoup ne le sont que de manière occasionnelle. Pour son étude, le SELL enregistre ceux qui ont joué au moins une fois dans l’année. Il suffit donc d’avoir lancé au moins une fois un jeu sur son smartphone, pour être considéré comme un joueur en 2020. A ce sujet, l’étude du syndicat distingue bien quatre grands profils de joueuses et de joueurs. On retrouve, les “joueurs casuals” qui représentent 33 % des joueurs, les “joueurs conviviaux” (29 %), les “actifs engagés” (19 %) et les “investis technophiles” (19 %).

Le portrait-robot d’un joueur doit prendre en compte que 32,05 millions sont adultes et 4,41 millions sont des enfants. On dénombre aussi que 53 % sont des hommes et 47 % sont des femmes. Les joueurs privilégient les smartphones (53 %) comme support de jeux. Ensuite, on retrouve les consoles de salon et les portables (51 %). L’ordinateur apparaît qu’en 3e position avec 49 %. L’âge moyen du joueur est de 39 ans. Cet âge varie de 30 ans pour les consoles portables à 43 ans sur les tablettes. On est donc loin de l’image classique de l’ado boutonneux, qui ne vit que devant son ordinateur.

Un “anti-isolement” pendant le confinement

Pour en revenir aux effets directs du confinement, l’étude confirme la dimension “anti-isolement” du jeu vidéo. Nicolas Vignolles, délégué général du SELL explique, que “l’effet confinement a définitivement (fait) appartenir à la famille du jeu vidéo les joueurs très occasionnels, qui y ont vu l’occasion de plus jouer, voire de s’équiper davantage”. En fait, la conséquence la plus évidente n’est pas la recrudescence de nouveaux joueurs, mais sa pratique. De nombreux joueurs très occasionnels en ont profité pour plus jouer. Pour 36 % des joueurs durant cette période difficile, les jeux vidéo ont permis de garder le contact avec leurs familles et leurs amis. A ce titre, 72 % des Français considèrent le jeu vidéo comme un loisir pour toute la famille. Plus globalement 52 % des joueurs estiment que sa pratique permet “de créer du lien social“, et “de garder le contact” avec ses proches. Autant de chiffres qui font apparaître les jeux vidéo, comme un élément fédérateur plutôt que perturbateur dans de nombreux foyers.

Un impact sur les nouvelles consoles

Ne doutons pas, que ces chiffres vont constituer pour les fabricants de consoles, de sérieuses bases de réflexions ou de confirmations pour leurs prochaines opérations marketing. Sony et Microsoft, vont regarder le marché français avec un œil nouveau et intéressé afin d’adapter leurs consoles en fonction. En la matière, c’est Nintendo qui a le vent en poupe avec ses consoles Switch.

Crédit photo : accro jeux video

 

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La Rédaction

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