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Donald Trump : l’embarras des ténors républicains

Deux mois, cela fait 2 mois que Joe Biden a gagné les élections. Dans le camp des républicains justement, si une certaine base refuse de tourner la page, ils sont déjà nombreux à vouloir passer a autre chose. Le doute n’existe pas, le vrai vainqueur, c’est lui. A priori, il ne convint plus grand monde, a part évidemment ses plus fervents partisans. Ceux-apparaissent de plus en plus comme des “jusqu’au boutistes” largement déconnectés de la réalité. Dans le camp des républicains justement, si une certaine base refuse de tourner la page, ils sont déjà nombreux à vouloir passer a autre chose. Il s’agit d’envisager la suite sans le milliardaire.

Une base toujours mobilisée

Dans son repli sur lui-même, Donald Trump peut se voiler la face en invoquant son emprise auprès de sa base électorale. Certes, celle-ci se réduit, mais selon des sondages, il recueille en décembre plus de 80 % d’approbation parmi les électeurs républicains. En effet, ils sont aussi encore très nombreux à considérer légitime sa cabale contre Joe Biden. 85 % estiment enfin qu’il “dispose de preuves solides” quant aux fraudes qu’il dénonce.

Cependant, cette assise n’empêche pas de nombreuses défections si on monte dans la hiérarchie du parti républicain. Les élus doivent jongler entre 2 attitudes. D’un coté, il ne faut pas donner l’impression de lâcher Donald Trump trop tôt et de passer pour un traître auprès de son électorat. De l’autre, ne pas gâcher l’avenir en apparaissant comme un extrémiste “déconnecté” lorsque l’élection de Biden sera clairement effective et que toute l’agitation sera un peu calmé dans le camp républicain.

Soutenir, oui, mais pourquoi ?

De fait, lentement, parmi les représentants et sénateurs républicains, il faut bien se résoudre à ouvrir les yeux même si de nombreux électeurs veulent continuer un combat improbable. L’exemple le plus probant de cette attitude équivoque est celui de Mitch McConnell, le chef de la majorité républicaine au Sénat. Après le scrutin du 3 novembre, il a estimé que Donald Trump avait “à 100 % en droit d’examiner les allégations d’irrégularités et de peser ses options légales”. Cependant, il s’est bien gardé d’évoquer lui-même les accusations de fraude électorale. Au lendemain du vote du Collège électoral, le 15 décembre, il a clairement félicité Joe Biden. Même attitude pour l’ancien gouverneur du New Jersey Chris Christie, ou même de son ministre de la Justice, Bill Barr, qui a admis n’avoir vu aucune fraude organisée dans l’élection.

Les médias de Rupert Murdoch laissent tomber

C’est aussi un clap de fin dans de nombreux médias., Le New York Post, tabloïd détenu par Rupert Murdoch, qui fut un des plus anciens alliés du milliardaire évoque un “coup d’Etat non-démocratique” en parlant de l’attitude de Trump. On sait aussi qu’un autre média détenu par le Murdoch, Fox News, avait pris ses distances avec le président en étant parmi les premiers à annoncer la victoire de Biden dans l’Etat décisif de l’Arizona puis à déclarer la victoire définitive du démocrate.

Enfin, il faut parler du célèbre télévangéliste Pat Robertson, qui a demandé au président d’accepter sa défaite et de ne pas viser la présidence en 2024. Le mouvement de ce conservateur chrétien est derrière le milliardaire depuis 2016.

Crédit photo : Conecta Abogados

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La Rédaction