L'Echo

Europe : moins d’avions donc moins d’émissions de CO2 en 2020

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Les effets de la pandémie sur les transports sont énormes. Ils devient plus difficiles de se déplacer et l’aviation civile a très nettement réduit son activité. Les conséquences économiques sont dévastatrices sur le secteur, qui soufre énormément. Cependant, comme on pouvait s’y attendre, concernant les émissions de CO2, ce ralentissement est une vraie bénédiction pour la planète. De fait, tous les indicateurs sont passé au vert.

Des réductions inévitables

Il faut se souvenir par exemple qu’en novembre 2020, la direction générale de l’aviation civile DGAC qui est responsable de la sécurité du transport aérien précisait qu’entre 2000 et 2019, le nombre de passagers équivalents-kilomètres-transportés a augmenté de 66,5 %. Dans son rapport, elle se félicitait que la croissance des émissions de CO2 du transport aérien en France affichait une décroissance moyenne de -1,5 % . Dans son ensemble, le secteur de l’aéronautique est en plein effort pour limiter ses émissions. L’aviation représente entre 2 et 3 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2), selon l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Toute l’Europe est concernée

On en est plus la, et mondialement les émissions de dioxyde de carbone (CO2) produites par le transport aérien ont chuté. En Europe, cette baisse correspond tout simplement a la moitié des émissions de dioxyde de carbone. c‘est Eurocontrol, l’organisme européen de surveillance du trafic aérien qui vient d’en faire l’annonce.

Plus précisément, Eurocontrol fait savoir qu’entre janvier et novembre 2020, les émissions de CO2 produites par le transport aérien ont baissé de 56,7 %. Cela correspond a une baisse du trafic de 54 %. Le trafic aérien a chuté de 55 % sur l’ensemble de l’année avec 5 millions de vols au départ ou à l’arrivée d’un aéroport européen, contre 11,1 millions en 2019.

Moins de vols donc un ciel moins saturés

Si on regarde de plus près les chiffres, on constate que la baisse des émissions est légèrement plus importante que celle du trafic. Il y a 2 raisons majeures à cela. La première est une meilleure fluidité des transports aériens dans un ciel moins saturés. Les vols ayant été tout de même assurés ont ainsi emprunté des trajectoires plus directes. Évoquons également moins de circuits d’attente au-dessus des aéroports. Ensuite, on retrouve aussi les conséquences de l’effondrement plus marqués du trafic long-courrier que celui des vols court et moyen-courrier. Or, ces vols long-courriers sont les plus gros émetteurs de CO2. Enfin, on peut aussi rajouter que  les compagnies aériennes ont utiliser en priorité les appareils les plus récents et les plus économes en carburant. Ces avions sont donc plus rentables, mais aussi moins émetteurs.

L’Italie est le pays européen le plus impacté

Parmi les grands pays européens, C‘est l’Italie, qui a connu la plus importante baisse des émissions de CO2 en lien avec l’aviation (64,4 %). Ensuite, nous retrouvons le Royaume-Uni (59,4 %), la France (55,5 %) et l’Allemagne (52,4 %). C’est moins flagrant aux Pays-Bas (-41,7 %) ou en Belgique (-30,6 %).

Crédit photo : airbus dassault EADS

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La Rédaction

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