Ça transpire !

Le Bayern de Munich est-il éternel ?

Benjamin Pavard,  Lucas Hernandez, Corentin Tolisso et autre Kingsley Coman pourront dire, on y était. Ils font en effet partie de l’effectif impressionnant du Bayern de Munich version 2020/2021. Comme on peut s’y attendre avec l’équipe Allemande, ce ne sont pas les noms qui font le plus la une des journaux. Certes, ils sont présents dans la presse spécialisée du football, mais pour le reste, c’est plutôt calme. L’équipe Bavaroise base sa réputation sur des faits et des victoires. Elle préfère faire parler d’elle, d’une manière simple, réaliser un vrai exploit en remportant en un an six trophées consécutivement.

Un authentique exploit

Pour se hisser en haut de la liste de manière claire et sans équivoque, les hommes d’Hansi Flick ont respectivement remportés la Bundesliga, la Coupe d’Allemagne, la Supercoupe d’Allemagne, la Ligue des champions, la Supercoupe de l’UEFA et le Mondial des clubs. Un phénoménal exploit que seul le FC Barcelone 2009 de Pep Guardiola, a aussi réussi. De quoi évidemment asseoir une forte influence et devenir une  référence. Il s’agit surtout de garder une vraie image et une vraie identité. Le Barca a imprimé sa griffe avec un système de jeu bien lui. Un style pas complètement nouveau, mais dont l’application parfaite a fait date. Ce ne sera pas le cas du Bayern dans lequel le beau cède souvent la place au bien. Tout dans ce club respire depuis longtemps l’efficacité, le pragmatisme et la sérénité.

Un club de tradition

Des qualités qui prennent de l’importance dans un football de plus en plus éloignée du sport et de plus en plus proche du spectacle. Certes, il y a des remous et des tempêtes, mais le bateau garde le cap et surtout l’avenir du club reste la priorité. Les entraîneurs se succèdent sans pour autant tout remettre en cause. A ce sujet, Hansi Flick a établi un record impressionnant. Celui qui a été nommé coach en novembre 2019 après le limogeage de Niko Kovac, vient de remporter six titres en 68 matches seulement sur le banc.

On retrouve le même sentiment au niveau des joueurs, car même si certains noms se dégagent dans cette équipe, elle apparaît bien moins dépendante d’un Barca par rapport a Messi par exemple. Cette passation de témoins entre ces 2 grandes équipes a été évidemment illustrée par cette formidable démonstration de force face au Barça en quart de finale de la Ligue des champions (2-8) en août dernier.

Un club fidèle a lui-même.

A l’heure ou d’autres clubs naviguent et tanguent dans un tourbillon plus médiatique que sportifs, l’exemple allemand peut être saluer. Il est évident que sa démarche s’effectue plus sur la recherche de talents que de réputations. Loin d’être parfait, le Bayern De Munich reste fidèle à lui-même. Pour nous Français, il a gardé cette même image de froideur réaliste, de force et de talent qui a battu nos vaillants verts dans une dramatique finale écossaise de 1976.

La mise en avant de cette sérénité, de ce calme et de ce détachement très ou trop professionnel pour certain ne peut plus apparaître comme une simple caractéristique. Il s’agit maintenant d’un réel style et d’une référence tout aussi marquant. Le Bayern de Munich fait actuellement autorité par son jeu, sur et hors, du terrain. Un refrain qui n’est pas vraiment nouveau dans le monde du football et qui pourrait bien durer.

Crédit photo : Saurav Rastogi

 

 

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La Rédaction

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