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Covid-19 : le panel des différentes stratégies pour combattre le virus

Même si cela est parfaitement établi, il faut se rappeler que la covid -19 est une pandémie mondiale. Il est donc important de le prendre en compte dans nos analyses de comptoir. De fait, les mesures mises en place, les efforts et les attitudes varient suivant les pays face à ce danger. Cependant, le panel de solutions n’est pas extensible et les choix s’effectuent souvent en fonction des particularismes historiques et culturels, sans oublier l’urgence de certaines situations. Une chose en ressort, les résultats ne sont jamais parfaits dans tous les domaines et ils nécessitent des efforts.

2 grandes orientations dans les styles de réactions

Dans ce cas comme dans d’autres, il faut bien faire avec la mondialisation. Qui dit pandémie mondiale, dit réaction mondiale. Bien sûr, nous sommes loin d’une harmonisation complète des réponses données à cette épreuve. Cependant, des efforts sont faits dans certains cadres de relations politiques et diplomatiques. Quoiqu’ils en soient, il n’y a pas de solutions miracle et actuellement, l’ensemble des pays tournent autour de 2 attitudes. Soit une réduction des contacts et des inter-actions pour en limiter les effets, soit une surveillance accrue des personnes et de ces mêmes inter-actions pour intervenir rapidement. A cela on peut ajouter une dose plus ou moins forte de protectionnisme.

Du côté de l’Europe

De fait, nous pouvons faire un petit tour mondial des mesures appliquées. Pour commencer, il y a les pays qui en sont aux mêmes stratégies que la France. Le couvre-feu est par exemple mis en place en Espagne et aux Pays-Bas. Les résultats sont la aussi mitiges et la mise en place souvent remise en cause notamment chez nos amis bataves. Si nous commençons timidement un confinement local, c’est par contre une pratique plus répandue dans des pays ou les régions ont plus d’autonomie. En Allemagne par exemple, chaque Land (région) applique des restrictions en fonction de l’évolution de l’épidémie.

Pour d’autres pays européens, la situation actuelle nécessite plus de rigueur. Ainsi, le Portugal a été longtemps relativement épargné par le Covid-19, il est maintenant obligé de recourir comme d’autres avant lui a un confinement strict. Il en est de même pour la Grèce et le Royaume-Uni Ce dernier espère bien d’ailleurs voir les effets de ces efforts hivernaux lui permettre de rapidement revenir à un peu plus de normalité.

En Asie et en Océanie

Nous sommes jusque ici rester en Europe, globalement pour appréhender une autre approche, il faut se déplacer vers l’Asie et l’Océanie. Il s’agit pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande par exemple à renforcer la surveillance et d’intervenir vite et fort. Dès l’apparition d’un seul cas de Covid-19. Les cas contacts des malades sont tracés et isolés afin d’endiguer toute possibilité de contamination. A Melbourne, cinq jours de confinement ont été décrétés après la découverte de 13 cas de variant dit “anglais”. Après la détection de trois cas à Auckland, le gouvernement a décrété le confinement de 3 jours pour cette ville de deux millions d’habitants.

La prise en compte des conséquences

En règle générale, cette méthode sous-entend un revers de médaille. Cela veut dire un recours a un fichage en règle de chacun et de sa situation. On retrouve aussi l’obligation de charger des applications internet pour être suivi entre autres, dans ses déplacements. Des mesures mieux perçues et acceptées bon gré mal gré, en Chine, a Taiwan ou au Vietnam, que dans nos campagnes.

A cela, se rajoute des fermetures plus ou moins drastiques des frontières avec les conséquences économiques que l’on connaît. La aussi, les différences culturelles et politiques entrent en jeu. Certains pays prennent plus ou moins en compte les intérêts de chacun et les difficultés de minorités au profit de l’intérêt général ou des plus puissants.

Le laisser-faire des Etats-Unis et du Brésil

Pour finir, nous rajouterons une méthode naturelle à la mode dans les Amérique. Elle est aussi surnommée “à la Trump” ou “a la Bolsonaro“. Elle consiste à faire comme si cela n’existait pas et attendre que cela se passe en prétendant que tout va bien. Les résultats sont à la mesure de l’attitude. Les trois pays qui payent le plus lourd tribu en nombre de morts actuellement sont les Etats-Unis, avec 510 467 morts, devant le Brésil 252 835 et le Mexique 184 474.

Crédit photo : Hakan Nural

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La Rédaction