Ça transpire !

Les demi-finales de la Ligue des Champions ou la petite histoire de l’investissement

Le terrain a parlé, les demi-finales de la Ligues des Champion consacrent 4 gros bras du football. Cette année, les prétendants au titre ne sont pas là par hasard, ils ont mis les moyens financiers pour se retrouver là. En effet, on retrouve avant tout 4 gros portefeuilles qui constituent différentes vagues d’investisseurs qui espèrent bien un retour sur investissement. Cela peut être des avantages financiers ou pour entretenir une meilleure image et favoriser des contacts.

A chaque période ses investisseurs

A tout seigneur, tout honneur le Real de Madrid est le club le plus capé et le plus présent en Coupe d’ Europe. C’est surtout celui qui manie des moyens financiers importants depuis le plus longtemps. Il a toujours favorisé le recrutement plutôt que la formation pour en faire littéralement sa marque de fonctionnement. Depuis les années 60, la composition de ses équipes ressemble souvent au best-of du moment.

Les Russes de Chelsea

Nous retrouvons ensuite Chelsea. Le club de la Capitale se promène parmi les grands d’Europe depuis son rachat en 2003 par le milliardaire russe Roman Abramovitch. En cela, l’équipe du stade de Stamford Bridge a donc bénéficié de la chute du mur du Berlin. Elle fait partie des répercussions de l’ouverture de la Russie au capitalisme et de l’implication de ses oligarques dans l’économie mondiale. Maintenant, le club génère un chiffre d’affaires d’environ 500 millions d’Euros et présente une valorisation qui monte a 3,2 milliards d’Euros.

Le Moyen-Orient pour le  PSG et City

Dans la série j’investis dans le football pour diversifier mes activités, nous retrouvons les 2 autres protagonistes que sont le Paris Saint-Germain et Manchester City. Ces 2 clubs servent de vitrines pour, d’un part Abou Dabi le plus grand émirat des Émirats Arabes Unis et d’autre part le Qatar. L’un comme l’autre profitent de ces coûteux rachats pour s’offrir une vitrine sur le monde. L’achat d’un joueur comme Neymar et de bons résultats sportifs sont des possibilités de faire parler de ces pays de manière positives. Tout cela fait évidemment d’une stratégie plus globale. Il faut profiter de la manne pétrolière pour préparer l’avenir et inscrire ces pays dans le concert mondial pour continuer a exister quand il n’y aura plus de Pétrole.

Les Chinois arrivent

Avec le bon vieux Real européen, les Russes de Chelsea, et les Arabes du PSG et de City, on a fait le tour des investisseurs suivant les périodes. Bientôt, il faudra compter sur les Chinois. Ils entrent peu à peu dans la danse, mais a leur manière, c’est-à-dire, a pas plus feutrés et plus en profondeurs. Ils sont plus à la recherche de savoir-faire que de publicités afin de développer un championnat attractif dans leurs pays. 

Et puis il y a nous, derrière nos banderoles, nos abonnements et nos télévisions a attendre de savoir qui sera le prochain champion. Le choix va bientôt se réduire, car ce seront toujours quasiment les mêmes sur la ligne de départ. Bien sûr il y a la Covid mais la machine va continuer car le spo Le spectacle doit continuer. Pour ce qui est du sport et de sa glorieuse incertitude, il vaut mieux aller voir jouer les veterans de l’association sportive du coin, un dimanche après-midi.

 

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La Rédaction

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