L'Echo

Dieselgate, a qui le tour ?

Comme on pouvait s’y attendre dans le scandale du “dieselgate“, l’affaire  ne va pas s’arrêter à Volkswagen. Le constructeur Allemand n’a pas été le seul a  avoir recours a des pratiques illégales. Bien que le dossier traîne en longueur, pas question que  Volkswagen soit la seule marque automobiles dont on parle dans ce dossier épineux. Les choses s’accélèrent et après Renault mardi, c’est Peugeot qui vient d’être mis en examen. Dans les semaines qui viennent, ce pourrait être le tour de Citroën et de Fiat-Chrysler.

Petit rappel des faits

Tout est parti des Etats-Unis, ou des chercheurs mettent en évidence que des véhicules Volkswagen, émettent plus de dioxyde de carbone que la limite autorisée dans le pays. Volkswagen commence à indemniser des acheteurs et ainsi reconnaît ses erreurs. A partir de là, l’affaire devient mondiale. Volkswagen reconnaît en 2015 avoir placé un logiciel capable de dissimuler des émissions dépassant jusqu’à 40 fois les normes autorisées. L’affaire concerne 11 millions de ses véhicules diesel en 2015. VW voit son image largement dégradée et s’embarque dans des actions en justice dans de nombreux pays. Au final, il va lui en coûté déjà coûté 30 milliards d’euros. Au plus fort de la tourmente, l’ancien patron de Volkswagen Martin Winterkorn a été mis en accusation pour faux témoignage en Allemagne devant une commission d’enquête parlementaire.

En France, plus spécifiquement

En France, les investigations de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF ) avaient aussi mis en évidence “le caractère intentionnel de la fraude” de Volkswagen. Ce sont environ 950 000 véhicules diesel, qui ont été équipés avec le dispositif frauduleux. Le groupe allemand avoue la chose, mais fait remarquer que les faits examinés par la justice française sont inclus et identiques à ceux déjà tranchés en Allemagne. Les juges d’instruction doivent encore poursuivre les investigations avant de se prononcer définitivement sur ce sujet.

Au tour de Renault et PSA

Ensuite, les enquêtes de la DGCCRF se sont dirigées vers Renault. La marque du Lion a d’ailleurs annoncé avoir été mise en examen. Puis c’est au tour des différentes branches de PSA de se voir impliquées. D’après les enquêteurs, 1,9 millions de véhicules diesel dont le moteur fonctionne selon les stratégies frauduleuses. Ils ont été vendus par PSA (Peugeot-Citröen) entre septembre 2009 et septembre 2015 en France. Une source judiciaire a confirmé la mise en examen pour “tromperie entraînant un danger pour la santé de l’homme ou de l’animal”.

A ce sujet, Stellantis, maison-mère de Peugeot, a réagi a cette mise en examen. Elle explique dans un communiqué “nos filiales sont fermement convaincues que leurs systèmes de contrôle des émissions répondaient à toutes les exigences applicables à l’époque et continuent aujourd’hui de les respecter, et elles attendent avec impatience l’occasion de le démontrer”.

a qui le tour

En attendant l’attention de la justice continue de graviter autour de Stellantis. Les prochaines cibles potentielles du dieselgate pourrait être Citroën, puis Fiat-Chrysler. Ces marques appartiennent également au groupe Stellantis.

Crédit photo : Erik Mclean-

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La Rédaction