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France, politique, football : retour, vintage, déjà-vu et toutes ces sortes de choses

Pour une personne comme moi, vaccinée depuis quelque temps, autrement dit âgée de plus de 55 ans, il y a des semaines plus rassurantes que d’autres. Ces moments un peu hors du temps ou on se sent rassurés, car il nous semble que tout se remet en place. En effet, quelles douceurs de voir revenir en même temps nos bons vieux partis politiques, la confrontation droite-gauche et une équipe de France de football qui possède les meilleurs joueurs du monde, mais qui ne gagne pas.

Les partis politiques sont de retour

Amis retraités, pré-retraites, en fin de carrières dans le privé ou à la recherche de points de retraites, ne boudons pas notre plaisir. Mais oui, ils sont de retour, la droite, la gauche, enfin presque. Quelle angoisse, plus de partis politiques avec de vrais hommes politiques, nous assistions impuissant à l’avènement de “mouvements politiques” et son lot de personnalités de la société civile, et même des femmes aux plus hauts postes. Il y avait bien encore le Rassemblement National, mais même lui ne faisait plus “front” et semblait se dissoudre dans une mièvrerie déconcertante. La “marinade” a, du reste, mal à prendre malgré quelques efforts pour redonner un peu de virilités à travers quelques déclarations vaguement xénophobes ou sexistes par-ci par-là.

Heureusement, il y a les régionales bien de chez nous. La, on ne rigole plus. Il s’agit d’élire un vrai gars du coin ou presque, c’est-à-dire bien implanté localement. Cela veut dire qu’il a ses réseaux, ses amis, ses poignets de mains et ses entrées là où il faut. Fini la rigolade avec ces “intérimaires” de la politique, qui pensent que l’on peut avoir une autre vie. Qu’on se le dise, les Républicains sont de retour et la gauche plurielle est peut-être encore en vie, si, si, mais il y a Mélenchon qui la cache. C’est peut-être aussi l’occasion de rappeler a tous ces blancs-becs de LREM et autres “mouvements”,  que faire de la politique, c’est à la fois savoir prendre le pouvoir, mais aussi l’assumer.

Les états d’âmes du sport français

A propos d’assumer, nous sommes aussi en plein revival footballistique. Le doute s’empare de notre équipe nationale. Fini le temps de la “Deschamps certitude”. Comme pour la politique, nous retrouvons la glorieuse incertitude du sport français. Revoilà les états d’âmes de Rocheteau, Griezmann, la titularisation surprise de KoudéDomergue en latéral par exemple, et surtout notre éternel dilemme de l’avant-centre. Notre Cantona, actuel alias Benzema a des difficultés à se fondre dans le collectif. Bon, il est vrai que les matchs de qualifications ne sont pas vraiment révélateurs de la suite. C’est peut-être même un bien pour un mal, car cela constitue un rappel sans conséquences. Nous sommes plus forts que tout le monde, mais toutes les équipes peuvent nous battre. Heureusement, comme autrefois, la valeur sur le terrain d’un joueur n’est plus du tout proportionnelle a sa valeur marchande ou sa notoriété sur les réseaux sociaux.

Revenons a nos problèmes classiques

Enfin, très égoïstement, toutes ces considérations un peu faciles nous ont replongés dans une ambiance plus classique et bien moins anxiogène que celle que nous venons de traverser. Il est grand temps de revenir a de vrais soucis, c’est-à-dire ceux que l’on monte clairement en épingle pour se compliquer la vie a sa juste mesure. Faisons confiance à nos hommes politiques pour cela, ils vont rapidement nous designer les vrais problèmes. Pour le reste, espérons de DD gérera notre équipe aussi bien qu’Hidalgo et Roger Lemerre .

Pour ma part, je vais revoir “retour vers le futur” pour le plaisir des yeux, un bon France-Portugal sur une cassette VHS pour la passion du football et peut-être lire les mémoires d’un homme politique pour me faire redescendre sur terre.

Crédit photo : Clem Onojeghuo

 

 

 

 

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La Rédaction