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L’essence au plomb n’est plus officiellement utilisée sur la planète

Bon, voilà, ça, c’est fait. On n’a pas encore tout résolu, mais quand une bonne nouvelle tombe, il faut en profiter. C’est donc officiel, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) annonce la fin de l’utilisation de l’essence au plomb. Elle n’est plus utilisée dans aucun pays du monde. C’est une étape importante dans la lutte contre le changement climatique. Elle clôt un effort de près d’un siècle.

La réussite d’un effort à long terme

Il faut bien un dernier et cette fois, c’est l’Algérie qui finit la liste. C’était le dernier, pays a utilisé ce carburant avec l’Irak et le Yémen. Le pays vient justement de finir ces stocks. Rappelons que la première alerte concernant les effets toxiques de ce carburant date de 1924. Cette année-là, des dizaines de travailleurs sont hospitalisés. Parmi eux, cinq vont mourir après avoir souffert de convulsions dans une raffinerie du New Jersey (Etats-Unis). Néanmoins, jusqu’aux années 1970, presque toute l’essence vendue dans le monde contenait du plomb. Il a fallut attendre 1975 pour arriver a l’interdiction de l’essence plombée aux USA et seulement 1995 en France. Cependant, cela n’empêcha pas l’exploitation de l’essence plombée de continuer à être utilisé. Évidemment, ce fut du côté des pays” émergents” en Afrique, dans l’Amérique latine sans oublier l’Asie.

Des conséquences non-négligeables

Néanmoins, lorsque le PNUE a lancé sa campagne en 2002, plusieurs grandes puissances, comme les Etats-Unis, la Chine et l’Inde, avaient déjà cessé d’utiliser ce carburant. Cette campagne touche maintenant à sa fin. Le PNUE explique les nombreuses conséquences positives. L’éradication de l’essence au plomb “évitera plus de 1,2 millions de décès prématurés par an, augmentera les points de QI chez les enfants, économisera 2.440 milliards de dollars (2.034 milliards d’euros) à l’économie mondiale et réduira le taux de criminalité”.

De plus pour Thandile Chinyavanhu, en charge des campagnes de Greenpeace sur le climat et l’énergie pour l’Afrique, il s’agit d’un exemple à suivre. Il explique “Cela montre clairement que si nous pouvons éliminer progressivement l’un des combustibles polluants les plus dangereux du XXe siècle, nous pouvons éliminer absolument tous les combustibles fossiles.

Encore du travail à faire dans le domaine du trafic routier

En effet, les problèmes subsistent, et pour le PNUE, l’utilisation des combustibles fossiles en général doit être considérablement réduite pour freiner les effets du changement climatique. Il ne faut pas oublier que le secteur des transports est l’un des gros producteurs d’émissions mondiales de gaz à effet de serre. De plus, ces émissions devrait encore augmenter d’un tiers d’ici 2050. En cause, on retrouve la hausse exponentielle annoncée des ventes de véhicules routiers sur les marchés émergents. Ce sont 1,2 milliards de nouveaux véhicules, qui vont être mis en circulation au cours des prochaines décennies. Nous parlons ici, la plupart du temps de véhicules d’occasion de mauvaise qualité exportés d’Europe, des Etats-Unis et du Japon vers les pays à revenus intermédiaires et faibles revenus. Cela contribue au réchauffement de la planète et à la pollution de l’air et (est) susceptible de provoquer des accidents.

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La Rédaction