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Noël : une fête pas très catholique

Noël est une fête pleine de traditions et de coutumes. D’ailleurs, il est assez compliqué de s’y retrouver et faire la part des choses entre ce qui relève vraiment de la tradition et les rites qui se sont rajoutés plus récemment. Il est évident qu’une large dose de mercantilisme est venue compléter cette fête qui ne doit, à la base, pas grand-chose a la religion chrétienne. C’est certainement pour cela qu’elle est devenue une fête mondiale.

Une fête avant tout païenne

Prenons par exemple, le fait d’offrir des cadeaux. Déjà chez les Romains, à l’occasion des fêtes des Saturnales, qui se situe vers le 20 au 22 décembre, on s’offrait des présents. Ensuite, il y a avait aussi à la fin décembre, les sigillaires, un moment où l’on offrait des petites statues. Comme pour bien d’autres choses, le catholicisme naissant de l’époque s’est calqué dessus pour s’en approprier la thématique.

L’impact de la société de consommation

À ce propos tout de même, il convient de faire remarquer à votre grand-père qui vous rabache qu’autrefois, on avait qu’une orange pour Noël, que c’était alors une attention énorme. En effet, avoir une orange comme dessert au 19e siècle était aussi une marque de richesse. C’était donc un cadeau tout aussi important qu’une magnifique boite de chocolats actuelle.

La présence grandissante du sapin due a la guerre.

Dans la catégorie rite païen, on peut aussi parler de la présence du sapin. Le principe de décorer un arbre est aussi une tradition antique et a perduré au moyen-age. Cela représentait un hommage a la vie et au renouveau. Comme c’est une tradition nordique, l’habitude d’un sapin décoré sur les places des communes s’est généralisée en France après la guerre de 1870. Ce sont notamment les immigrés d’Alsace-Lorraine devenue terre allemande qui ont contribué à la diffuser dans tout le pays.

Une bûche a la base pas comestible

Enfin, pour finir, parlons un peu de cette fameuse bûche de Noël, qui au départ n’était pas comestible. Il s’agissait en fait de brûler des bûches pour célébrer le solstice d’hiver. Cela permettait selon encore une fois un rite païen de célébrer la renaissance du soleil. Ensuite, cela a donné l’occasion de réunir la famille autour du feu de cheminée. Il était de bon ton de brûler une bûche venant d’un tronc d’arbre fruitier. Cette coutume devait garantir une bonne récolte pour l’année suivante. De plus, comme il ne fallait rien perdre, les cendres étaient conservées pour protéger la maison de la foudre et des pouvoirs maléfiques du diable.

Il faut attendre la fin du XIXe siècle, pour que des pâtissiers français, plus malin que les autres, pense à en faire un dessert qui perdure et enchante encore nos repas de fin d’année.

Il y aurait encore tant à dire, mais attention, il faut aller se coucher, car bientôt, le père Noël va passer, bon Noël a tous.

Crédit photo : Bruno Martins

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La Rédaction