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Crise du Coronavirus : le risque d’obésité grossit aussi chez les enfants

Petit à petit, nous allons très certainement mettre à jour de nombreuses conséquences et effets de la crise liée aux coronavirus. Bien sûr, nous avons déjà cerné les premiers effets et immédiats. Cependant comme souvent d’autres ressenties a plus log termes et souvent plus profond vont surgir. Parmi eux, on constate déjà que l’obésité et le surpoids ont fortement augmenté en France chez les enfants, selon une étude publiée par Santé Publique France.

Une enquête chez les touts petits

Cette nouvelle enquête concerne plus précisément les enfants de 4 ans du Val-de-Marne. Cela représente donc près de 50.000 enfants scolarisés en maternelle dans ce département. Elle montre que la part des petits en surpoids et en obésité a augmenté en 2020-2021, lors de la crise due au Covid-19. Ces chiffres proviennent de bilans de santé systématiquement réalisés en moyenne section. Cela correspond a des enfants d’environ quatre ans. Il est vrai que la portée de l’étude est donc limitée par sa concentration géographique. Cependant, l’ampleur et l’exhaustivité de ces données permettent de tirer des conclusions fiables. Les résultats confirment d’autres travaux déjà réalisés à l’étranger.

Les études s’accumulent et vont dans le même sens

Les conclusions de l’ensemble de ces études vont toutes dans le même sens. Elles montrent que la proportion d’enfants obèses a quasiment doublé au cours des deux années et du début de la crise sanitaire. Plus globalement, une étude avait examiné les données de plus de 400 000 jeunes à l’âge compris entre 2 et 19 ans. Le résultat était similaire. La prise de poids avait, en moyenne, été deux fois plus rapide depuis le début de la pandémie.

Les filles plus exposées

Parmi les plus enfants, on note que les filles sont plus touchées que les garçons. Si le constat est clair par contre, il est difficile d’en discerner clairement les raisons. Pas question d’évoquer un effet hormonal pour des fillettes de 4 ans. Plusieurs pistes peuvent être envisagées dont une dégradation de l’alimentation vers plus de grignotages, consommation de produits ultra-transformés ou la réduction drastique des activités.

Le poids de l’inégalité sociale

Ensuite, comme souvent, nous n’apparaissons pas vraiment égaux face à cette tendance. Les inégalités sociales pèsent de tous leurs poids dans la balance. Les équipes de la PMI ont constaté que les enfants en scolarisation en zone prioritaire étaient plus fortement exposés par le risque accru de surpoids et d’obésité. Le cadre social, et même familial semble à un facteur important dans l’approche et la sensibilisation aux problèmes d’obésités.

Le rôle important des cantines et des garderies

C’est peut-être pour cela qu’ils sembleraient que les enfants fréquentant la cantine ou la garderie après l’école étaient moins, sujets au surpoids et à l’obésité. Le cadre légal et plus strict des établissements sont plus apte a maintenir des habitudes mêmes contraignantes. De plus, ils favorisent les temps d’activités physiques. L’étude indique à ce sujet qu « on bouge plus dans une cour de récréation que quand on rentre juste chez soi ». Un autre paramètre à prendre en compte, c’est tout simplement la variation excessive de situation, l’alternance de confinement généralisé dans un premier temps, puis fermetures systématiques d’écoles dès qu’un cas était signalé ont favorisé la prise de poids excessive chez les enfants.

L’obésité, enfin, une grande cause nationale en France

Fort de ces constatations, il convient maintenant de voir l’avenir. Tout d’abord, il va falloir attendre la fin de l’année scolaire en cours pour analyser les derniers chiffres complets. Comme souvent, c’est à partir de là que l’on pourra convenir des conduites à tenir. Les professionnels espèrent que cet épisode renforcera la nécessité de mieux mettre en avant la nécessité de faire de l’obésité, enfin, une grande cause nationale en France. Comme souvent, on ne dépasse guère les effets d’annonces. Dans les faits, ce ne sont que des efforts trop désordonnes hétérogènes, pas vraiment soutenues dans le temps et mal repartie sur le territoire.

Crédit photo : Kenny Eliason

 

 

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La Rédaction