L'Echo

La belle cadence économique du vélo dans le cadre et les rayons du Salon Eurobike

Top chrono, c’est un vieux moyen de locomotion, qui se retrouve en plein essor, il traverse les pénuries de carburant sans faiblir et son heure de gloire nationale est en juillet, il s’agit, il s’agit… Du vélo évidemment. La bicyclette, la bécane, le biclou ou encore la petite reine se décline maintenant sous des formes très variées. Actuellement, le succès du salon Eurobike, qui se tient à Francfort affiche la bonne santé d’un secteur dans laquelle les Européens veulent continuer a a avoir leur place.

La belle échappée économique du vélo

En Europe, 22 millions de vélos ont été vendus en 2021. Un marché qui pèse 19,7 milliards d’euros. Fini le vélo de papa et grand -papa, parler deux-roues maintenant cela peut vouloir dire entre autres vélos couchés, biporteurs, modèles pliants ou sportifs, ou même des petites voitures à quatre roues… Mais à pédales. Bien sur le dénominateur commun, c’est la force musculaire de vos jambes et vos mollets, mais on peut compter avec l’assistance d’un moteur électrique A ce stade on ne parle plus de loisir, mais bien d’une figure de la mobilité urbaine de demain.

L’étape révélatrice du Covid 19

En révélateur de cette constatation, le secteur, a été dopé par la pandémie de Covid-19. Pour notamment faire face aux difficultés des transports en commun, de nouveaux adeptes de la petite reine, ont emprunté les pistes cyclables des grandes villes. Celles-ci ont pu fièrement annoncer des fréquentations en hausse. De même, les vendeurs de cycles, le confirment, le vélo se porte bien. Mieux, ils sont optimistes pour la suite. De nombreuses enseignes annoncent des ventes record.

Le vélo, une industrie européenne

De quoi réjouir l’industrie du cycle dans laquelle Europe a son mot à dire. Elle peut largement s’appuyer sur les compétences de nombreuses petites et moyennes entreprises. Inutile d’aller chercher très ou trop loin, celle-ci sont souvent implantées en dehors des grandes métropoles. Les selles San Marco sont produites dans une bourgade de Vénétie, les freins Magura à Bad Urach, une petite ville du Bade-Wurtemberg, les outils Var, pieds de réparation, tarauds ou clés spéciales, à Gellainville (Eure-et-Loir), dans la banlieue de Chartres.

Industrie et politique, roue dans roue pour un meilleur résultat

Un bon filon pour la réindustrialisation en Europe, qui reste souvent un vœu pieux. Les entreprises de cette taille investissent et obtiennent des financements des banques. L’industrie n’ignore toutefois pas ce qu’elle doit aux politiques urbaines pro-vélo. Son essor passe avant tout par des mesures globales et pratiques comme la multiplication des pistes cyclables.

Les produits dérivés dans la bonne échappée

Si l’industrie du vélo mène une belle cadence, son échappée amène dans sa roue, le marché des accessoires. Celui-ci qui a fait une échappée de 3 milliards à 3,6 milliards d’euros en Europe, entre 2020 et 2021. Si on revient au Salon Eurobike, ce marché occupe une bonne partie des halls d’exposition. On retrouve les fabricants de vêtements, d’antivols, de sacoches et autres produits pour s’occuper de votre bien-être et de celui de votre engin.

Eurobike, les tractations pour l’arrivée

Et puis comme toute rencontres internationales Eurobike, c’est l’occasion de faire des affaires. Les ingénieurs des marques européennes se rencontrent. Ainsi, certains se renseignent sur le marché des matières premières, d’autres recherches des pièces détachées. Mais surtout, tous les responsables des exportations présentent leurs nouveautés aux réseaux de distribution et aux médias spécialisés. afin de degotter de nouveaux marchés.

La France ne doit pas rater son tour

Rappelons qu’une certaine qu’Elisabeth Borne, alors ministre de l’Écologie, a émis l’idée que la France pourrait devenir une « nation du vélo « . Ce ne sera pas chose facile et sans conséquence sur un pays façonné par la voiture depuis l’après-guerre. Il faudra modifier et changer des habitudes qui régissent l’aménagement des territoires, les habitudes de vie, mais aussi l’organisation de pans entiers de l’économie qui reposent sur l’usage de l’automobile. Ce ne sera pas facile de changer nos habitudes, à moins de comprendre certaines urgences.

Crédit photo : Alejandro-Lopez-

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