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Couche d’ozone : les effets bénéfiques du protocole de Montréal de1987

Ceci ne doit rien au hasard, ni a une intervention divine. Non, c’est un petit exemple qui montre que lorsque l’on prend les bonnes décisions et que l’on s’y tient, les choses peuvent évoluer dans le bon sens. En effet, si on continue suivre les préconisations du protocole de Montréal, signé en 1987, la couche d’ozone devrait entièrement se reconstituer dans les quatre décennies à venir. Les experts sont formels. Cependant bien sûr, ils insistent pour ne pas relâcher les efforts. Il apparaît aussi que l’interdiction de certaines substances chimiques profite également à la lutte contre le réchauffement climatique.

Une vraie réussite internationale

C’est un beau succès pour la communauté internationale. Celle-ci peut, pour une fois, se féliciter des conclusions d’un groupe d’experts parrainé par les Nations unies. C’est évidemment le rapport le plus complet concernant les connaissances scientifiques sur l’ozone. Il met de fait en évidence les conséquences bénéfiques de protocole de Montréal, signé en 1987 et qui a été signée par 198 pays.

La fin des substances dangereuses pour la couche d’ozone

Un petit retour en arrière nous rappelle que ce protocole a interdit les substances jugées dangereuses pour la couche d’ozone. Il a pris effet à partir de 1996 pour les pays développés et depuis 2010 pour ceux en développement. Attention, tout n’est pas complètement réglé. En raison de leur longue durée de vie (entre cinquante et cent ans), ces substances n’ont toutefois pas disparu de la stratosphère. C’est la région de l’atmosphère s’étendant de 15 km à 50 km d’altitude, qui contient la couche d’ozone. Il s’agit pour l’instant de constater la baisse de la concentration de chlore et de brome.

Un trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique

Le protocole de Montréal fut la réponse de la communauté mondiale aux nombreuses alertes des scientifiques à propos de la dégradation de la couche d’ozone. Rappelons que celle-ci constitue une barrière protectrice qui filtre les UV provenant du soleil. Au début des années 1980, des scientifiques mettent à jour un « trou » au-dessus de l’Antarctique. Il est aussi grand que le continent polaire. Celui-ci apparaît chaque année entre juillet et septembre et se referme en novembre. Ce sont les températures extrêmement basses de cette région en hiver qui permettent la formation de nuages stratosphériques polaires. Ensuite, a leurs surfaces, certaines réactions favorisent la destruction de l’ozone au printemps polaire.

La faute aux appareils ménagers et autres aérosols

On comprend rapidement que ce phénomène est provoqué par des gaz, comme les chlorofluorocarbones (CFC) et les halons. Ces gaz contiennent du chlore et du brome. Leur provenance a été facile a identifié. On retrouvait alors tous ces produits dans la fabrication de nombreux objets du quotidien. Cela va des appareils ménagers comme les réfrigérateurs et autres climatiseurs jusqu’au produits usagers comme les aérosols.

Des politiques particulièrement volontaristes ont obligés bon nombre de constructeurs à revoir leur cahier des charges. Si les politiques actuelles restent en place, la couche d’ozone doit retrouver son état d’avant 1980 d’ici à 2066 au-dessus de l’Antarctique, 2045 au-dessus de l’Arctique et dès 2040 dans le reste du monde.

D’autres gaz dans le collimateur

À l’heure actuelle, les regards se tournent vers d’autres gaz. Les mesures des scientifiques ont par exemple montré une recrudescence, entre 2012 et 2019, des émissions de CFC-11, pourtant interdits. Elle a été attribuée en grande partie à des usines situées dans l’est de la Chine, et Pékin. Sous la pression des autres pays, le pays a pris des mesures pour stopper l’essentiel de ces émissions. Depuis, d’autres substances connaissent des émissions inexpliquées. Le point le plus inquiétant réside dans le HFC-23, un gaz à effet de serre 14 800 fois plus puissant que le CO2, dont les rejets sont huit fois plus importants que déclarés par les pays et ne cessent d’augmenter. Les scientifiques ne peuvent entièrement en déterminer la cause, ni identifier les pays responsables.

L’amendement de Kigali au protocole de Montréal 

En parallèle de cette réussite vers la couche d’ozone, le traité s’est aussi révélé un bon point pour ralentir le changement climatique. Selon le rapport, il devrait éviter un réchauffement compris entre 0,5 °C et 1 °C d’ici au milieu du siècle. À ce sujet, souhaitons la même trajectoire et les memes effets a un autre accord mondial, appelé l’ « amendement de Kigali au protocole de Montréal », signé en 2016. Il prévoit la diminution progressive d’ici à 2047 des gaz HFC, des substituts de deuxième génération aux CFC. Ces gaz qui se sont révélés de redoutables contributeurs au réchauffement climatique. Les scientifiques estiment que cet amendement pourrait éviter, quant à lui, un réchauffement 0,3 °C à 0,5 °C d’ici à 2100.

Crédit photo : Lightscape

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La Rédaction